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Plastie abdominale

PLASTIE ABDOMINALE

But de l’intervention: corriger l’excès cutané et la surcharge graisseuse abdominale, apparus soit spontanément, soit après des grossesses. Dans le même temps opératoire, une distension musculaire consécutive aux grossesses peut être traitée.

Prise en charge : la plastie abdominale peut faire l’objet d’une prise ne charge par la SS après demande d’entente préalable. Cette prise en charge ne peut être acceptée que si l’excès de peau couvre tout ou partie du pubis. Le cas échéant cette intervention relève de la chirurgie esthétique pure.
Epanchement : ponctions pratiquées au cabinet. Cet épanchement peut parfois s’extérioriser spontanément à l’origine d’un écoulement abondant qui peut se tarir an quelques jours.
Phlébite : traitement anticoagulant 8 à 10 j à domicile

Déroulement de l’intervention – deux cas peuvent se présenter:

S’il existe un excès graisseux prédominant avec une distension cutanée modérée, on peut alors effectuer une lipoaspiration abdominale associée à un mini-lift.

La cicatrice est située juste au dessus du pubis, horizontale, prolongée dans les plis de l’aine ou arciforme autour du pubis. Si la distension intéresse aussi la région située au dessus du nombril (sus ombilicale), on peut descendre l’ombilic de quelques centimètres afin d’avoir un effet de remise en tension au niveau sus-ombilical.

S’il existe un excès cutané plus important ou si la peau abdominale a été distendue dans son ensemble il faut enlever une quantité de peau plus importante et la graisse sous-jacente. La cicatrice est alors plus longue, pouvant rejoindre les 2 crêtes iliaques. Dans ce cas, il existe également une cicatrice autour du nombril qui a été transplanté.

Lorsqu’il existe une distension musculaire, elle est corrigée au cours du même temps opératoire par une plicature de l’enveloppe des muscles abdominaux.

Dans les 2 cas, l’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure en moyenne 1 heure 30 à 2 heures. Un drain est systématiquement mis en place.

Suites opératoires :
L’hospitalisation dure en moyenne 3 à 5 jours. Les suites opératoires sont douloureuses essentiellement si une correction musculaire a été effectuée. Le drain est ôté le jour de la sortie. Le plus souvent, une gaine de contention ou un panty compressif est mis en place et conservé pendant environ un mois. Les fils sont retirés vers le 10° jour. Dés la 3° semaine, des massages sont effectués sur la cicatrice pour l’assouplir et l’atténuer le plus rapidement possible.

Si un geste de correction musculaire a été effectué, les activités physiques doivent être suspendues pendant 2 mois.

Une interruption de travail de 3 ou 4 semaines est à prévoir.

Incidents et complications :
Comme toute intervention chirurgicale, cette opération comporte des risques. Cette liste n’étant pas exhaustive, on peut citer:

Hématome: un syndrome hémorragique post opératoire important peut nécessiter une intervention sous anesthésie générale pour le contrôler.

Infection: elle cède en général avec un traitement local adapté et des antibiotiques.

Problèmes cicatriciels: des difficultés de cicatrisation peuvent apparaître notamment dans la région située au dessus du pubis. Des soins infirmiers adaptés permettent toujours d’aboutir à une cicatrisation dirigée. Si la cicatrice finale n’est pas d’excellente qualité, une reprise chirurgicale sous anesthésie locale ou générale est toujours possible 6 mois ou 1 an après l’intervention initiale. Ces difficultés de cicatrisation sont favorisées par le tabagisme.

Epanchement: lors de ces interventions où le décollement est étendu, les suites opératoires peuvent être marquées par un épanchement lymphatique (accumulation de liquide lymphatique sous la peau abdominale) qui peut être important. Cette situation peut nécessiter des ponctions répétées (non douloureuses et au cabinet)et le maintien d’une gaine compressive mais l’issue est toujours favorable au bout de quelques semaines.

Phlébite et embolie pulmonaire: toute intervention abdominale présente un risque de survenue de complications thromboemboliques : phlébite (thrombose veineuse au niveau des membres inférieurs), ou embolie pulmonaire. Pour cette raison, un traitement par anticoagulants est systématiquement mis en place pendant toute la durée de l’hospitalisation et 8 à 10 jours après l’intervention pour prévenir ce risque.