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Chirurgie cutanée

Prise en charge des tumeurs cutanées

La plupart des tumeurs cutanées sont traitées chirurgicalement pour connaître leur nature exacte (tumeur bénigne ou cancer de la peau) et avoir la certitude d’avoir tout enlevé, ceci étant confirmé par l’examen anatomo-pathologique.

Suivant la nature bénigne ou maligne de la lésion, une marge de sécurité plus ou moins importante est respectée pour obtenir la guérison. Ce principe est d’autant plus important pour les cancers de la peau. On peut être ainsi amené à effectuer des exérèses qui passent au contact, à 3 mm, 1 cm et parfois jusqu’à 5 cm de la tumeur.

Cette attitude peut donc imposer des sacrifices cutanés importants par leur surface ou leur situation . Une lésion située au niveau d’un membre ou au niveau du nez ou d’une paupière ne pose évidemment pas les mêmes problèmes de reconstruction. Le chirurgien plasticien doit donc effectuer l’ablation de la tumeur dans des conditions satisfaisantes en respectant si possible les marges de sécurité quelque soit la localisation et posséder toutes les techniques chirurgicales qui vont permettre d’effectuer une reconstruction de la zone mutilée avec le minimum de séquelles physiques et fonctionnelles.

Suivant le siège et l’importance de la perte de substance à couvrir plusieurs techniques sont utilisables : la fermeture directe des tissus, la mobilisation de tissus situés à proximité de la zone à couvrir (lambeau) ou le prélèvement d’un fragment de peau à distance et posé sur la perte de substance cicatrisant par simple contact (greffe de peau) ou dont les vaisseaux nourriciers sont reliés micro chirurgicalement à des vaisseaux receveurs (lambeau micro chirurgical).

Il faut bien comprendre que ces interventions, même pratiquées par un chirurgien plasticien, vont laisser des traces cicatricielles ou de légères déformations en fonction de la taille initiale de la lésion à traiter, de son siège et de l’importance de la marge de sécurité à appliquer. La préoccupation esthétique est évidemment au coeur de la réflexion concernant le choix de la technique utilisée pour effectuer la reconstruction mais elle ne doit pas être préjudiciable à la sécurité et à la qualité du geste d’exérèse, seul garant de la guérison.

Lors de la consultation pré opératoire les séquelles éventuelles seront largement expliquées.

Certaines séquelles peuvent être atténuées par d’autres interventions, 6 mois ou 1 an après l’intervention initiale, et le plus souvent sous anesthésie locale.

Certaines tumeurs cutanées dont la bénignité ne fait aucun doute, peuvent être traitées à l’aide du laser CO2. Celui-ci va permettre d’enlever le relief de la lésion (laser ablatif) sans laisser de cicatrice. Cette technique n’est réservée qu’aux naevis dits dermiques non pigmentés et dont le diagnostic est évident car un examen anatomo pathologique n’est évidemment pas réalisable dans ce contexte.